Dimanche 22 mai 2016 – Calima Jazz

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Photos page 8La Calima est un vent du désert qui apporte une brume de sables et de poussières très particulières sur les iles Canaries.

« Qu’opposer à la violence et à la haine ? Qu’opposer au chaos ? Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs. Tous les Hommes, créatures créatrices du pire, et du meilleur. Et quand leurs musiques et leurs chants nous traversent, corps et âme, elles nous bouleversent, nous étreignent, nous animent, nous enlacent. Alors ? Alors reste la musique. « 

Des mélodies yiddish, des chants d’exil, des musiques de jazz… Nous avons dans notre cœur ces sonorités d’ailleurs qui nous sont chers. Parce que grand-mère Gittele chantait sans doute à Lionel des berceuses en yiddish. Parce que Caroline aime chanter dans cette langue, mais aussi en arabe, langue de son enfance. Ou en tzigane, ou en espagnol, ou en anglais des anges, ou pourquoi pas d’ailleurs ?  »

«  Nokh a mol, Calima ! Encore une chanson, une mélodie, une danse !  »

Caroline et Lionel, le 7 janvier 2015

Caroline Kulscar aux chants, Lionel Jacubowiez aux vents, Marc Hanna aux cordes.

Tous trois sont musiciens amateurs aux parcours musicaux très variés dont le point commun singulier est de travailler à l’Institut d’Optique (ce qui est commode pour les répétitions !). Mais qui, surtout, partagent la même passion pour la musique, pour le Jazz et l’improvisation, pour les musiques d’ici et d’ailleurs.

Ils ont invité spécialement pour ce concert Bobby Rangell, saxophones et flutes, l’ami de toujours, le grand musicien de Jazz, toujours prêt à illuminer par ces flamboyantes improvisations la musique de Calima.

Ils ont convié aussi, pour ce concert qui marque le premier anniversaire de la sortie du CD « Nokh a Mol !» de Calima Jazz, Antoine Karakostas qui, en plus d’être l’ingénieur du son, improvise au piano sur quelques morceaux de ce CD. Antoine Karakostas sera accompagné par les membres de son trio composé d’Anders Ulrich à la contrebasse et de Simon Bernier aux percussions et à la batterie.

Le trio d’Antoine Karacostas vient justement de terminer l’enregistrement de son premier CD sur des chants grecs de Smyrne arrangés par Antoine. Ces chants retracent-il dans la mémoire inconsciente d’Antoine des souvenirs d’une autre diaspora ?

Tous ensemble, ils vont feront voyager au gré du vent de la Calima (vent du désert), portés par ces mélodies d’ici ou d’ailleurs, vers ces terroirs multiples de leur folklore imaginaire.

Caroline Kulcsar : chant

Fang Bess : violoncelle

Marc Hanna : guitare

Lionel Jacubowiez : clarinettes

crédit photo :  Myriam Schwartz-Grangier

Le Yiddish et la Musique

Isidore Jacubowiez

« Portées par les vents d’est, quelques mélodies Yiddish chantent parfois dans ma tête et m’accompagnent, ailleurs, je ne sais où, vers ce pays d’où il est venu peut-être ?
Ce pays, le Yiddish y arriva à pied sans doute, apportant de nombreux mots qu’il avait glanés en passant par l’Alsace et la Rhénanie.
Cette langue, les immigrants juifs l’amenèrent dans leurs bagages. Ici, à l’ouest, où elle se retrouva encerclée par le français flamboyant ou l’universel anglais. Leurs enfants au mieux l’ignorèrent, au pire la dénigrèrent.
Restée à l’est, elle dut faire front au russe et aux langues slaves.
Pour l’isoler, on l’envoya sur les bords de l’Amour, mais ce n’était pas son genre. Pour la faire céder, on la déporta dans les froideurs de la Sibérie. Et comme si ce n’était pas suffisant, on l’enferma dans des camps, d’où elle partit en fumées.

On la crut morte.

De par le monde, des poètes déposèrent des livres sur sa tombe, des historiens devisèrent sur sa naissance, des survivants contèrent ce qu’elle fut, ce qu’elle était devenue, et même ce qu’elle serait advenue.

Elle refusa. Elle refusa de mourir.

Pourtant, elle résonnait de tant de cris, de peurs, de pleurs, qu’elle trébuchait sous cet épouvantable fardeau. Malgré tout, elle refusait de se taire.
Mais, comme elle était bien faible et que sa voix ne portait plus très loin, elle chercha un soutien, elle se chercha des béquilles.
Elle trouva la musique. Elle trouva des musiciens. Et doucement sa complainte fit son chemin jusqu’à de nouvelles oreilles.
Et lorsque suffisamment d’oreilles furent conquises, elle retrouva un peu de sa voix.  »

DIMANCHE 22 MAI 2016 à 20h

EN PARTENARIAT AVEC LE CENTRE D’ART ET DE CULTURE

ESPACE RACHI-GUY DE ROTHSCHILD

39 rue Broca 75005 Paris (M° Censier Daubenton – ligne 7)

Réservations impératives au 01 42 17 10 36 ou www.culture-juive.org

Tarifs : 20 et 15 Euros (étudiants moins de 25 ans – enfants moins de 12 ans – groupes (10 personnes sur réservation) – demandeurs d’emploi)

      1. 01-Nature-boy.mp3
      2. 03-Oyfn-veg.mp3
      3. 14-Dona-Dona.mp3